6054 Déambulations intérieures | le-blog-de-gwen

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

le-blog-de-gwen
Mon œil ! et autres organes...
Déambulations intérieures | 23.06.2015 - 22 h 21 | 5 COMMENTAIRES
Rivage

Étiquettes : , , ,

Mettre les pieds dans l’eau salée.
Boire le sel sur mes lèvres, ma peau, mes mains.
Envahir mes narines de cette odeur de vie,
Remplir tout mon être d’air frais, de rires et de joie dingue.
Danser avec le vent tapageur et la lumière qui magnifie tout.
Ecouter le flux et le reflux, rythme enivrant, docile et sauvage.
Me sentir vie et nature tonitruante.
Goûter l’énergie d’un enfant dieu, d’une source qui nourrit d’éclat. Fusionner avec les éléments.
Je peux voler, courir, sauter, détruire, hurler, créer sans limites,
Devenir déesse folle et sage.

 

IMG_4345

Déambulations intérieures | 02.12.2014 - 13 h 59 | 2 COMMENTAIRES
Course folle

Je cours sur ta peau, je cours à perdre haleine
Une course folle nourrie par l’ivresse
Je hurle avec le vent et tu cris la lumière
Je n’ai peur de rien, je veux tout de toi

Déambulations intérieures | 23.10.2014 - 13 h 38 | 5 COMMENTAIRES
« Aimons-nous et dansons »

Étiquettes : , ,

Mécanique.

Je choisie encore une fois l’étreinte de la fuite. Je deviens sourde, éteinte et sèche. Je pâlie comme la mort vidée de tout sens. Je m’oublie, coupable anesthésiée, prisonnière immobile et consentante.

La vie alors pourrait être qu’une variation lointaine de sons, de lumières et de température, comme une petite gêne que l’on voudrait éloigner, oublier… Mais soudain elle me rattrape et s’impose. Elle me saisit le visage et me regarde droit dans les yeux. J’attends alors figée et honteuse que l’on me punisse mais c’est la bonté même qui plonge en moi.

« Tu es moi et je suis toi et nous sommes. Agis. Soit mes mains, ma voix et mon intention unique. Soit amour et lumière dans tout ton être et dans chacun de tes actes. Je t’aime. Aimons-nous et dansons».

Déambulations intérieures | 24.02.2014 - 23 h 15 | 2 COMMENTAIRES
D’ambre et de sel

Étiquettes : , , ,

Sur le bord du canal, des rires et des voix retenus par les anges. Ils se sont agrippés aux arbres, dansent avec le vent et chantent des paroles insaisissables.

Puis une odeur de musc ambré. Elle s’obstine, délicate ou brute. Elle devient onde circulaire, des vagues…

Regarde comment l’eau de celle-ci dépose un peu de son salé dans l’ultime accomplissement. Elle se perd dans le sable, le pénètre et l’habite. Et une autre fait de même et elle s’efface. Et une autre encore… nous avons respiré en accord.

Un regard qui saisit, atteint, puis s’enfuit et se barricade.

Le chuchotement des larmes. Un goût de sel.

Déambulations intérieures | 21.12.2013 - 12 h 11 | 3 COMMENTAIRES
Pieds nus

Étiquettes : ,

(écrit en août 2012)

Les pieds nus sur la dalle chaude et humide. Pluie d’été, des larmes.

Elles tombent sur le sol.

On dirait qu’elles partent de mes pieds, traversent mon corps et ressortent par mes yeux.

Elles me brûlent. Elles sont eau et feu, amertume et acidité. Or liquide, mercure.

Elles ont la délicatesse de ces mots tendres que je ne peux dire.

Elles sont des caresses perdues, un désir inassouvi, un regret, des erreurs.

Les pieds nus sur des larmes.

Déambulations intérieures | 02.12.2013 - 22 h 29 | 8 COMMENTAIRES
Tu as les yeux papillons…

Tu es là, dans le salon, près de la fenêtre. Je te découvre nourrie de je ne sais quel breuvage apaisant et lumineux qui se mélange aux rayons du soleil d’hiver. Je te lis, lectrice, j’explore les terres connues.

Je te caresse de mon regard prudent et de cette émotion ronde.

Une tendresse flagrante m’apparait alors sur le bord de tes yeux, là où se trouvent les cils qui s’échappent en courbe sur la tempe. Parfois, sans que l’on puisse vraiment savoir quand, ils bougent à peine et avec exactitude, témoins de ton abandon. Tu as les yeux papillons…

J’appose alors par la pensée un baiser qui trouve là son parfait support, ancre libre pour t’aimer encore. La magie se nourrit ici de silence et de suspend. T’approcher serait faire disparaître l’instant.

Je te chérie dans cette immobilité et la lumière grandie. Certains de ses éclats me traversent et se propagent dans ma poitrine.

Ils se fusionnent en cette matière grandissante qui déborde.

Elle devient larmes et remerciement.

Déambulations intérieures | 29.11.2013 - 23 h 59 | 11 COMMENTAIRES
Acidulé

Étiquettes : , ,

Te saisir avec cette envie naissante. Te mettre dans la poche de mon manteau d’hiver.

Là, dans la douce chaleur protectrice, avec mes doigts, le cœur de ma main, t’explorer. Sentir ton enveloppe, les endroits lisses, les plis et les recoins et te tenir comme un trésor. Déjà te chérir. Jouer avec les rebords puis deviner la forme ronde. Attendre. Ne pas succomber sans avoir laissé grandir la douce impatiente.

Attendre encore et résister et désirer.

A cet instant précis, te dévoiler doucement des deux mains et te découvrir sans rien.

Te tenir avec mes lèvres et te déposer sur ma langue. Tout recommence. Le goût de toi qui m’étreint et m’emporte. Un goût de fruits, légèrement acide, légèrement sucré. Des fruits du sud. Ceux qui se gorgent de soleil, de lumière et du chant des cigales… Tout est léger. Délicat et léger.

Te savourer. Une infinie douceur qui pénètre et se propage jusque dans les espaces oubliés de l’âme. Te boire. Te déguster. Jouer avec tes rondeurs, tes collines et tes creux. Dessous, dessus, aspirer tout de toi, ta matière, tes goûts enivrants, le fait même que tu fondes… et que tout se mélange avec mes propres substances.

Te sucer de toute ma bouche et te laisser fondre. M’abreuver et chérir. Doucement, presque au ralenti. Que tout devienne liquide : textures, saveurs, sensations uniques connues, reconnues et redécouvertes.

Te laisser fondre lentement encore et magnifier chaque instant.

Déambulations intérieures | 04.11.2013 - 14 h 46 | 2 COMMENTAIRES
Expire.

Respirer. Tenter de trouver dans un inspire des particules d’air anesthésiantes.

Je ne savais pas que le silence pouvait être si assourdissant, opaque et dur. La dureté d’un diamant. Le diamant qui laisse cette trace uniforme, parfaite quand on l’utilise pour rayer. Trace.

Respirer. Tenter de donner dans un expire des particules d’un souffle bienveillant.

Je ne savais pas que la douceur pouvait être si légère, transparente et ronde. La rondeur d’un regard. Le regard qui laisse cette trace multiforme, parfaite quand on l’utilise pour aimer. Trace.

Tenter de trouver dans un espace des possibles de lumière.

Inspirer, expirer, te laisser partir de moi…

Déambulations intérieures | 08.10.2013 - 20 h 48 | 5 COMMENTAIRES
La danse toujours belle

Elles sont chaudes et humides. Salées aussi et elles me brûlent le visage.

Elles étaient sûrement éclatantes avant de sortir de mes yeux.

Elles étaient sûrement d’or et de lumière quand elles ont traversé ma poitrine et ma gorge.

Comme tes mots qui étaient pour moi. Et ta tendresse qui coulait dans mes organes.

Comme ces éclats d’amour que je ressentais pour toi.

 

Le précieux est éternel, et la danse toujours belle.

Déambulations intérieures | 05.10.2013 - 20 h 39 | 13 COMMENTAIRES
Réminiscence en Do Majeur

Connexion de nuit.

Nous marchons quelques pas sur les gammes de notre histoire.

Une visite en cadence et virevoltent quelques réminiscences.

La tessiture de nos mots s’accorde d’elle-même et une douce fréquence m’envahit.

Je ne peux résister. Je bascule. Je te veux et je te donne le La.

Petit silence suspendu, une aspiration, et ta bouche m’attrape. C’est un déferlement sur tout mon corps, une vague soudaine, libératrice. Je suis de ta partie. Joue de moi ! Fais de moi ta partition et ton instrument, notre résonance !

Chacun de tes gestes alors est un corps à corps, le vibrato de mon plaisir tourbillonne et s’intensifie. Chacun de tes gestes alors est cet archer qui ouvre les limites de mon âme, chaque son que tu tires de moi est une nouvelle clé.

Tu m’emportes et me portes et me saisis. Tu joues de moi en parfaite soliste. Toutes les notes émises sont un gémissement, le langage lumineux et étrange de l’harmonie.

Dans tes mains, je veux sonner, résonner, tambouriner en oui majeur.

Je crie ! Ténor ! Alto ! Soprano !

La dernière gamme ! Et tous les instruments, en chœur, pour le grand final.

Publicité