6054 janvier | 2014 | le-blog-de-gwen

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Mon œil ! et autres organes...
Divers et/ou en vrac | 12.01.2014 - 18 h 09 | 6 COMMENTAIRES
En boucle : Étienne Daho et Saint Etienne – « Jungle Pulse »

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Je ne sais pas comment j’ai put passer à côté de ça…  :

(résolution : Ecouter Daho de plus prés)

Divers et/ou en vrac | 10.01.2014 - 14 h 43 | 3 COMMENTAIRES
« Le vent se lève », ultime oeuvre d’Hayao Miyazaki

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Divers et/ou en vrac | 07.01.2014 - 15 h 12 | 8 COMMENTAIRES
Les vœux de l’an 2014 d’Ariane Mnouchkine

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mnouchkine2

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.

L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments.  Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont  ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici »

Divers et/ou en vrac | 07.01.2014 - 01 h 32 | 2 COMMENTAIRES
En boucle : « SyndiSKAliste » d’Abd al Malik

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Mettez moi une manif pour faire avancer l’égalité, quelques ami-e-s et le cœur se gonfle de joie ! « Dîtes au désespoir de ne pas la ramener »

Paroles

Ah Ahi Ya…

Voilà qu’on se regarde de la même manière
Maintenant que l’on brandit la même bannière
Voilà le grand soir la haine s’est enfin pendue
A présent la mélancolie ne rougira plus
Nos destins tourbillonnent hier ils s’entrechoquaient
Confondaient la lumière avec tous ses reflets
Au-delà des terres il ne reste que Toi
Je suis tous les hommes dans Tes yeux je me vois

Refrain :
Dîtes au désespoir de ne pas la ramener
J’veux pas finir ma vie aigri
Pilonné par ses aléas ah
Dîtes aux pessimistes qu’on en a tous assez
De leurs discours stériles
Ah Ahi Ya…

Voilà qu’on ne se regarde plus travers
Maintenant qu’on sait bien que nos rêves sont frères
Voilà comment le réel et l’espoir se sont entraperçus
Main dans la main à présent ils ne se quittent plus
Nos destins fleurissent sur la même branche
L’illusion s’évapore il n’y a plus d’effet de manche
Au-delà des mers c’est Soi-même que l’on cherche
Je gravis la montagne tout ce qui s’élève converge

Refrain

Voilà qu’on sait lire sur les lèvres closes
Maintenant qu’on sait vivre alors que personne n’ose (x2)
Ce soir on chante ensemble c’est plus qu’une étincelle
La douleur semble avoir rappelé ses sentinelles (x2)
Dit :

Ah Ahi Ya…

Refrain

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